
Je devais voir cette exposition pour me documenter pour mon roman en cours. J’ai eu la chance de pouvoir y aller juste avant la fin (l’expo se terminait dimanche).
C’était la première fois que je voyais une exposition d’art décoratif sur une période que j’ai vécue et pourtant je n’ai pas l’impression d’avoir fait un voyage dans le passé mais d’avoir visité un monde parallèle.
Je n’ai pas vécu la même époque : je n’étais pas entourée des mêmes objets, je ne portais pas des robes Popy Moreni, je ne fréquentais pas les soirées du Palace et des Bains douches, je n’habitais pas Paris.
Comme j’habitais un minuscule village dans la cambrousse profonde (le bordelais) et que j’étais enfant, mon paysage social et culturel était complètement différent. Pour moi les années 80 évoquent Casimir, Albator et Candyneige André, les blousons moches aux couleurs flashy de la cour de récré, les jeans neige et les jeunes filles qui découpent des photos de Depeche Mode et de Cure dans OK Podium.

Cette exposition a le mérite de rendre visible le biais de la conservation et de l’exposition : ce sont des objets de luxe.
Et j’ai plutôt fait un tour dans les pages de Vogue et de Art & Décoration que dans le temps.
C’était quand même chouette
Un mobilier aux couleurs vives, des designs aux formes géométriques ou baroques.

Une mode extravagante, aux couleurs vives là aussi et beaucoup de cuir (Claude Montana et autre).


Ce sont surtout les robes de Karl Lagerfeld qui m’ont tapé dans l’oeil pour leur simplicité pleines de grâce.


A côté de ça, une salle est consacrée aux Une de Libé pour évoquer la politique. Plusieurs salles sont consacrées à l’âge d’or de la publicité (ces salles étaient bondées, bizarrement, alors qu’on peut trouver facilement les vidéos sur Youtube).
Plusieurs autres salles évoquent les nuits parisiennes du Palace et des Bains douches, un mythe que j’aurais voulu voir en vrai (mais m’aurait-on laissé rentrer ?).

Mais, bonne surprise
Toutes ces couleurs criardes donnent envie de se reposer les yeux. Je suis allé faire un tour dans les collections permanentes. Et je suis tombé sur l’expo sur Etienne Robial dont j’ignorais l’existence. Et j’avais tort. Ce monsieur est un homme de goût. Il a non seulement crée les Editions Futuropolis, mais a réalisé un nombre de logo tellement impressionnant dans les années 90 pour les chaînes de télé (Canal +, iTélé) et pour la Presse (L’Equipe, Les Inrocks) que l’on pourrait dire que le monde qui nous entoure a été fait par lui.



Et finalement
Je ne regrette pas d’être venue, mais plutôt pour l’exposition Etienne Robial et la collection permanente que je suis ravie d’avoir revue.



ANNÉES 80. MODE, DESIGN ET GRAPHISME EN FRANCE
Du 13 octobre 2022 au 16 avril 2023
Une réponse à « « Plongée dans les années 80 : Pourquoi l’exposition au Musée des arts décoratifs est une déception » »
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[…] 15 avril je suis allé au Musée des Arts Déco pour voir l’expo Années 80 qui m’a beaucoup déçue. J’ai préféré la collection […]
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