Centenaire Vallotton

Félix Vallotton est mort le 29 décembre 1925.

Et comme c’est l’un des dieux de mon panthéon, je ne pouvais pas passer à côté de cette date symbolique.

Il était peintre, mais aussi graveur, romancier, critique d’art.

Parmi le groupe de copains qui se nommaient Les Nabis (qui « se sont sérieusement amusés »), Félix Vallotton était surnommé « le nabi étranger », parce qu’il était Suisse.

Autoportrait de Félix Vallotton, gravure sur bois, 1891

Anarchiste dans sa jeunesse, son mariage avec Gabrielle Bernheim, fille d’un riche marchand de tableau, est une jolie ironie qui ressemble à l’intrigue de Lady L par Romain Gary, en version masculine (Lady L. est une ancienne anarchiste qui épouse un riche aristocrate anglais ignorant tout de son passé).

Félix Vallotton, La manifestation (1893), gravure sur bois, Musée Carnavalet, Paris

Sa peinture oscille entre l’humour, l’idéalisation et le réalisme. Ses paysages sont des poèmes et ses scènes d’intérieur ressemblent à des romans (plus du Colette que du Proust). 

Félix Vallotton, La malade, 1892, Coll Part.
Félix Vallotton, Femme se coiffant (1900), Paris, musée d’Orsay
Félix Vallotton, Intérieur avec femme en rouge de dos (1903), Kunsthaus de Zurich

Félix Vallotton, Clair de lune (vers 1895), Paris, musée d’Orsay

Publié par Clemence

Social Media Manager, Iconographe et romancière

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