Ce bilan des vacances est garanti à 100% sans paysages paradisiaques (c’est plutôt 100% images de vacances plan plan à la maison).
Ma limace s’appelle Gérard
J’invente un nouveau diction : « pluie en juillet, limace dans le canapé ».
Bon, elles n’étaient pas tout à fait dans le canapé, mais assiégeaient les fenêtres de mon salon, déposant leur bave glitter un peu partout.
Il a donc beaucoup plu en juillet en Bourgogne. Et je ne vais pas me plaindre parce que je préfère ça aux canicules historiques que le reste du monde a subi. Les réfugiés climatiques devraient tous venir en Bourgogne, c’est un endroit sûr.
Nous avons eu un micro climat propice aux limaces donc, et aussi aux araignées, qui, en tant normal, disparaissent en été. Cette fois-ci elles étaient partout, d’une effronterie hallucinante, tissant leurs toiles à l’endroit même où je venais de passer cinq minutes auparavant (pas de photos, je déteste les araignées).
En août, le soleil est venu quelques jours, entrecoupé d’orages. Les limaces ont planté leurs tentes. Je vais finir par leur donner des prénoms à elles aussi. Ou alors, toutes les appeler Gérard, puisque tout le monde s’appelle Gérard à Montbard. Ou Ignace parce ça rime.


Pluie de chatons
L’Association des Chats de la rue de Montbard qui s’occupe de la stérilisation des chats errants à découvert un nouveau chaton dont ils ne savaient pas quoi faire.
J’ai accepté de le prendre en attendant de pouvoir le stériliser.
Finalement, l’Association a découvert quatre chatons 😬. Ils ont tous atterri chez moi.
Comme il fallait leur donner des noms très rapidement, j’ai puisé dans le calendrier républicain que je trouve si poétique : Messidor, Thermidor, Fructidor & Vendémiaire.
Problème : il y en a 2 qui ont des rayures tigrées tellement similaires que je suis incapable de les différencier.
Mais heureusement, trois d’entre eux ont eu la bonne idée d’aller s’installer dans ma cave (parce qu’ils étaient trop sauvages pour rester à l’intérieur), dont le très beau chat noir (qui lui, je sais, se nomme Thermidor). Mais le plus intelligent d’entre eux, Messidor (dont on voit les grands yeux plein de sagesse sur la première et la dernière photo ci-dessous), lui, est resté. Il a compris que mon lit était plus confortable qu’une cave humide. Depuis, il ronronne dès que je lui donne à manger. Et il commence a accepter de se faire caresser.





Nouveau roman, tri et rangement
Comme j’avais du temps, j’ai du rangement. Avec mon fils on a jeté toutes les vieilles bouteilles en verre qui encombraient la cave, ce qui permettait de donner plus d’espace aux chatons. Nous avons rempli plusieurs valises parce que ça faisait un bon moment qu’on ne l’avait pas fait. Et plusieurs allers/retours au container pour jeter tout ça. Le container n’est pas loin mais suffisamment pour qu’on soit épuisés.
J’ai aussi commencé un nouveau roman, dans un genre complètement différent du précédent : un western cette fois-ci. Mais un western sans violence. Le titre provisoire est Hamlet & the Goldmine, pour la beauté de l’esperluette. Mais comme je dois beaucoup me documenter car mon sujet est une terra incognita, je n’avance pas très vite (à la même allure que Gérard).

Sinon, j’ai continué à travailler pour Champon Pearl Farm. Je me suis amusée sur Canva à experimenter de nouveaux Reels avec les photos que j’avais, & ça marchait plutôt bien.
Petit florilège de mon été plan plan








Oups pour la dernière image. Je n’ai pas pu m’empêcher de mettre la Une de Libération qui résume tellement bien le déni démocratique de notre sale gosse de président (cela aurait pu être titré « Le tricheur »). Il a perdu. Deux fois. Il fait semblant qu’il a gagné. Scandale bien plus préoccupant que de voir un Dionysos bleu à la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques.
Bilan séries
Sur Prime video, j’ai vu 3 excellentes séries que je n’ai pas pu lâcher avant la fin tellement elles étaient bien écrites et hilarantes (8 saisons pour Mom quand même…).
Mom
J’ai voulu voir cette série pour Allison Janney, découverte dans The West Wing et que j’adore. Dans Mom, elle montre toute la palette de son talent. Ex toxico, méchante et arrogante, sans morale ni remords et pourtant généreuse et touchante. C’est une série sur l’addiction et la réconciliation, sur comment réparer les erreurs que l’on a commise, sur une nouvelle vie et comment se sortir de la misère (spoiler : le mensonge aide beaucoup). Mère indigne à qui sa fille aurait voulu ne rien pardonner, mais qui finalement finit par vivre avec elle et partager le même lit. C’est brillamment écrit et on voudrait pouvoir noter chaque réplique. Cette série confirme le talent d’Allison Janney qui peut définitivement tout jouer.

My Lady Jane
Série courte mais délicieuse. Une uchronie (& j’adore les uchronies) où Lady Jane Grey ne se fait pas décapiter, mêlé à du fantastique, une histoire d’amour, un rythme trépidant, et, ce que j’ai préféré, une voix off anachronique qui commente ce qui se passe pour les spectateurs que nous sommes. Et ces commentaires sont priceless. J’ai oublié de mentionner les costumes fabuleux, qui eux, n’ont rien d’anachroniques.

Veronica Mars
Je triche un peu parce que j’avais déjà vu Veronica Mars, il y a longtemps sur je ne sais quelle plateforme. Comme j’en gardais un excellent souvenir je m’y suis replongée. Et j’ai très bien fait parce que cette série qui se passe au début des années 2000 n’a presque pas pris une ride (hormis les téléphones portables et les ordinateurs qui semblent aujourd’hui complètement archaïques). Enquêtes policières d’une ado détective ultra intelligente, histoires de meurtres et de viols, tensions sociales, questions raciales, rapport père-fille adorable, triangles amoureux, dialogues sarcastiques, références littéraires et musicales. Cette série est brillante. Je regrette qu’il n’y ait que 4 saisons.

Et vous, votre été ? Vous avez fait quoi ? Plan plan ou paysages paradisiaques? Limaces ou coquillages?

Un avis sur « Bilan de mon été »