C’est aujourd’hui, 13 janvier, la 6e Journée Mondiale de l’hypersensibilité.
Dans une interview avec Fabrice Midal , Michel Le Van Quyen, neuroscientifique, émettait des hypothèses sur l’hypersensibilité :
1. L’amygdale
« L’amygdale au centre du cortex cérébral se déclenche quand il y a un danger ou une émotion forte. Elle pourrait se déclencher plus rapidement chez les hypersensibles.
2. Le mode par défaut
Le mode « par défaut » du cerveau a été découvert en 2001. C’est un état neutre, cela signifie que le cerveau n’est pas dirigé par l’exécution d’une tache.
On découvert que lorsqu’on demandait aux gens passant un scanner de ne rien faire, il y avait des « vagues » régulières entre les différentes parties du cerveau.
Peut-être que le « mode par défaut » serait plus important chez les hypersensibles.
Ce n’est pas une pathologie mais une déviance par rapport à une moyenne.
Le mode « par défaut » permet l’imaginaire, la capacité de voyager dans le temps, de se projeter dans le futur. C’est le réseau qui s’active quand on revient à des souvenirs auto-biographiques.

Source : Wikimedia
3. L’importance de la rêverie
La rêverie a longtemps été condamnée, y compris par Freud, mais aujourd’hui on sait combien c’est important pour la créativité. La rêverie lève les inhibitions et les filtres, réduit le contrôle cognitif. Cela induit un mode de pensée fluide. »
