Bilan du mois de septembre

Durant ce mois de septembre, j’ai été très absente des réseaux sociaux — et de ce blog — mais j’avais une bonne raison : j’étais très occupée. 

Je travaillais 3 jours par semaine pour l’Adagp, j’étais sur 2 missions iconographiques pour Paris Musées, j’ai adopté un nouveau chaton et j’ai beaucoup lu

Et j’ai beaucoup écrit pour mon roman, 1979. J’ai presque terminé 16 chapitres sur les 25 prévus. J’en suis à 297 pages (400 000 caractères avec espace). Je m’étais donné jusqu’à fin octobre pour terminer le 1er jet. J’en suis loin parce que je n’arrête pas de rajouter des chapitres et des détails. Ce roman est sans fin. Objectif décembre ?

Essai de couverture pour 1979 — un cadre avec des instruments de musique et des anges musiciens — c'est parfait ! Bilan septembre
Essai de couverture pour 1979 — un cadre avec des instruments de musique et des anges musiciens — c’est parfait !

Contrairement à ce que j’annonçais dans mon précédent bilan, je n’ai pas posté sur Instagram mes visuels qui étaient censé me faire de la pub, parce que je travaillais toujours pour l’Adagp — et je viens de signer un nouveau contrat jusqu’à la fin novembre. Je les posterai plutôt en décembre dans le fol espoir de trouver des clients en janvier.

Lundi 4 septembre

Grande fierté : j’ai écrit un chapitre entier en une matinée (ça ne m’était jamais arrivé). Il se nomme Bercy by night et si j’en suis fière c’est parce qu’il est drôle (pour moi un bon passage est un passage drôle) et qu’il y a de l’action (moi qui n’écrit pratiquement jamais de scènes d’action). Le titre pourrait laisser penser à un concert à Bercy. Il n’en est rien (et si c’était le cas, le titre serait un peu plat). Le récit se déroule le 27 septembre 1980, lorsque le Palais Omnisport en était au début de ses travaux de construction. 

Un bureau abandonné — Bilan septembre
N’est-ce pas angoissant ? Ph © http://www.wineterroirs.com

Vendredi 8 septembre

J’ai lu la BD Le jeune acteur de Riad Sattouf qui raconte l’expérience de tournage de Vincent Lacoste sur Les Beaux Gosses. C’est mignon, c’est tendre, c’est drôle. J’ai eu envie de revoir le film. La morale de l’histoire c’est quand même que la vie est une question de chance (et Vincent Lacoste en a eu beaucoup, malgré son inconscience).  

Couverture de la BD de Riad Sattouf, Le jeune acteur — Bilan Septembre

Samedi 9 septembre

Je suis allé rendre visite au fantôme de Romain Gary, rue du Bac. S’il s’avait que désormais son quartier est l’épicentre de la Société de Provocation, il serait horrifié. 

Mon rêve était que le portail du 108 rue du Bac soit ouvert et que je puisse entrer dans la cour. Et ce rêve là s’est réalisé : une voiture entrait au moment où je passais devant. Je suis entrée dans la cour. Immédiatement, je suis tombée sur le gardien de l’immeuble qui m’a demandé ce que je faisais là. J’ai demandé si je pouvais regarder 5mn avant de repartir. C’était non. J’ai dit que j’étais une admiratrice de Romain Gary. C’était différent. Il m’a montré où étaient les appartements de Romain (2e & 3e étage). Et je suis ressortie, ravie de ce petit miracle. Et je n’ai pas pensé à prendre des photos, c’est ballot.

Ensuite, pour rejoindre le jardin des Tuileries, je suis passée devant le Meurice. Je n’ai pas osé leur demander s’ils avaient une chambre numéro 9. Est-ce que quelqu’un sait ?

Une des fenêtre du Meurice, Paris — Bilan Septembre
Une des fenêtre du Meurice, Paris

Les Tuileries étaient en travaux (à cause des JO ?) — et je trouvais inhumain de faire travailler des ouvriers en pleine canicule (il faisait 36° ce jour-là). 

Je suis retournée voir le Monument à Charles Perrault qui joue un rôle essentiel dans mon roman. Le Chat Botté m’a fait coucou. 

Monument à Charles Perrault par Gabriel Pech, 1908, marbre, filles à couette et Chat Botté — Jardin des Tuileries, Paris — Bilan septembre
Monument à Charles Perrault par Gabriel Pech, 1908, marbre, filles à couette et Chat Botté — Jardin des Tuileries, Paris

Dimanche 10 septembre

J’ai revu Les Beaux Gosses. Toujours bof. Ça ressemble tellement peu à mon expérience du collège — sans doute une question de génération, de genre et de lieu. Je n’avais aucun désir au collège et les garçons ne m’intéressaient pas. Je voulais seulement passer mon temps à jouer avec mes frères et mes cousins. 

J’ai commencé à lire S. ou l’espérance de vie d’Alexandre Diego Gary. J’ai appris plein de choses passionnantes sur Romain et Jean. 

Couverture de S. ou L'espérance de Vie d'Alexandre Diego Gary — Bilan septembre

Jeudi 14 septembre,

C’était mon anniversaire. Je me suis offert un collier kawai-girly au bureau de tabac de Montbard, avec une injonction à rêver au cas où je l’oublierais. 

Collier Rêve et crois aux Arcs en Ciels (et aux nuages) — Bilan septembre
Rêve et crois aux Arcs en Ciels (et aux nuages)

Vendredi 15 septembre

J’étais à Paris. Mon amie Laure m’a offert une BD géniale de Liv Strömquist, autrice féministe, Dans le palais des miroirs (. Un essai très riche sur le culte de l’apparence, de la beauté — sur les réseaux sociaux mais pas seulement, sur le rapport que les femmes entretiennent avec elles-même (le corps et leur âge) et le mimétisme de René Girard (entre-autre). La couverture est magnifique — et le personnage représenté est celui que j’aimerais être.

Couverture de la BD Dans le palais des miroirs de Liv Stromquist, éditions Rackham — Bilan Septembre

Samedi 16 septembre

J’ai terminé le roman Perspective(s) de Laurent Binet. C’est impressionnant, intelligent, inventif, drôle, surprenant, divinement écrit — aussi beau que du Dumas — et le duel final est d’une démesure à couper le souffle. Et c’est sur l’Histoire de l’art. Je suis définitivement fan de Laurent Binet dont j’ai aimé les précédents romans (Civilizations et La Septième fonction du langage). 

Couverture du roman de Laurent Binet, Perspective(s) — éditions Grasset — Bilan septembre

Dimanche 17 septembre

J’ai lu l’article wikipedia sur les studios Blackwing à Londres— & j’ai appris que les ruines que l’on voit dans le jardin sont les conséquences du Blitz — mais aussi que c’est là que Cocteau Twins & Dead Can Dance (entre autre) avaient enregistrés leurs premiers albums. Son vrai nom est l’église de Tous les Saints (All Hallows Church). Un nom tout à fait approprié. Un lieu magique au jardin enchanteur. 

Ruine, lierre et jardins de l'Eglise de Tous les Saints Ph © Badalamenti — www.flickr.com/photos/52279256@N08/ — Bilan septembre
Ruine, lierre et jardins de l’Eglise de Tous les Saints Ph © Badalamenti — http://www.flickr.com/photos/52279256@N08/

J’ai aussi découvert que j’avais une ménopause de Schrodinger. Je ne recommande pas.

Mardi 19 septembre,

Une voisine a réussi à piéger un des petit chaton sauvage (2 mois) qu’on ne voulait pas laisser dans la nature. C’était une femelle. Je l’ai prise chez moi. Je m’y suis aussitôt attachée, même si elle était craintive et passait sa journée à se planquer derrière mon imprimante. J’ai décidé de l’adopter. Et désormais elle passe son temps à ronronner et réclamer des caresses. On l’a nommée Ada

Dimanche 24 septembre

J’ai terminé de regarder la dernière saison de Sex Education. Le ton est plus sombre que les précédente saison mais ça reste une merveilleuse série, avec de très bons personnages. Gillian Anderson y est à nouveau époustouflante. Son personnage dit à Maeve que ceux qui ont dû s’occuper d’eux-seuls très jeunes (sans leurs parents — voire s’occuper de leurs parents) ont des problèmes de confiance en eux. C’est très juste. 

Visuel pour la dernière saison de Sex Education — série Netflix — les acteurs les yeux fermés — Bilan Septembre
Visuel pour la dernière saison de Sex Education — série Netflix

Balade à vélo jusqu’à Courcelles Lès Montbard — cela faisait longtemps que je n’y étais pas retournée. 

Canal de Bourgogne en septembre — reflets éblouissants de l'eau — herbe très verte — nuages dans le ciel bleu — Bilan Septembre
Canal de Bourgogne en septembre — reflets éblouissants de l’eau — herbe très verte — nuages dans le ciel bleu

Lundi 25 septembre,

J’ai terminé ma mission pour le Palais Galliera

J’ai aussi vu le film Paddington — et c’est extrêmement drôle — absurde mais drôle — comme si l’absurdité de la situation de départ avait donné carte blanche aux scénaristes et au réalisateur pour faire ce qu’ils voulaient. Dans le 2, l’évasion de la prison est à la fois un clin d’œil explicite à Charlie Chaplin et implicite à Wes Anderson.

Image du film Paddington 2 — qui est aussi bon que le 1 — voire meilleur. Bilan septembre
Image du film Paddington 2 — qui est aussi bon que le 1 — voire meilleur.

Mardi 26 septembre,

J’ai presque terminé ma mission pour Carnavalet

J’ai aussi commencé à regarder Wonder Woman 1984 — absurde et pas drôle (je ne l’ai même pas terminé).

Mercredi 27 septembre,

J’ai vu La merveilleuse Histoire de Henry Sugar, le court métrage de Wes Anderson pour Netflix adapté de Roald Dahl. Il est à la fois déroutant et merveilleux. Wes Anderson sait nous entraîner dans son monde même quand il fait semblant de refuser la magie du cinéma. Et la musique est sublime. C’est une variation sur le Soave e il viento de Mozart. C’est un film sur la bonté, sur la magie qui joue sur l’absence de magie. Il montre les trucs de l’illusionniste, à commencer par ceux du cinéma. Mise en abîme et histoires à tiroir, c’est une déclaration d’amour au cinéma, au théâtre, au roman et au récit de manière générale, aux mots autant qu’aux images. Même en carton pâte les décors sont magnifiques. Wes Anderson nous entraîne hors du temps et de la réalité.

Image de La merveilleuse Histoire de Henry Sugar de Wes Anderson, avec Benedict Cumberbatch et Jarvis Cocker, décor art déco dans les tons bleu et vert— Netflix
Image de La merveilleuse Histoire de Henry Sugar de Wes Anderson, avec Benedict Cumberbatch et Jarvis Cocker — Netflix

Son autre film sorti le lendemain, Le Cygne est un film sur la méchanceté. Et je n’ai pas pu le supporter. C’est le première film de Wes Anderson que j’ai dû regarder en accéléré. Et l’artificialité de la mise en scène ne le rend pas moins insoutenable (et c’est dommage parce que j’adore Rupert Friend). J’hésite à regarder les autres courts métrages qu’il a fait pour Netflix. Je crois que je n’aime pas Roald Dahl. Je lui trouve une fascination morbide pour la cruauté. 

J’ai relu 2 Wodehouse : Cocktail Time pour la 5ème fois et Service with a smile pour la 3ème fois, dans l’espoir que son humour soit contagieux et m’aide à m’améliorer.

Vendredi 29 septembre

J’ai terminé mon remplacement au Multimédia à l’Adagp. 

Ada, petite chatte de deux mois, s'incrustant entre l'ordinateur et moi — réflexe primitif commun à tous les chats — Bilan septembre
Ada, petite chatte de deux mois, s’incrustant entre l’ordinateur et moi — réflexe primitif commun à tous les chats

Lundi je commence un nouveau remplacement à l’Adagp, cette fois-ci aux Droits Etrangers, service dans lequel je n’ai encore jamais travaillé.

Mais j’essaierai d’être quand même plus présente sur les réseaux sociaux. Je vais sans doute changer de stratégie, faire plus simple, poster des peintures ou des sculptures — ça demande moins de travail et d’énergie et ça rapporte plus de followers.

Barthelemy d’Eyck, Le cœur d’amour épris, miniature, XVe siècle

Laisser un commentaire

Publié par Clemence

Social Media Manager, Iconographe et romancière

Laisser un commentaire