2024 sera le bicentenaire de l’année 1824, année importante pour le Romantisme puisque les deux plus éminent pionniers du Romantisme, Théodore Géricault et Lord Byron sont mort cette année là.
C’est aussi l’année où Beethoven a composé la 9e symphonie.
1. Lord Byron & son influence

Il y aurait tellement à dire sur Lord Byron que je vais faire court. C’était un homme de contradiction. Il disait de lui même, à la fin de sa vie, dans le dernier chant de Don Juan :
« Je suis changeant, pourtant je suis « Idem semper » ;
Patient, mais je ne suis pas des plus endurants ;
Joyeux, mais quelquefois, j’ai tendance à gémir ;
Doux, mais je suis parfois un « Hercules furens » ;
J’en viens donc à penser que dans la même peau
Coexistent deux ou trois ego différents »
(Chant XVII, 11)
Ayant un très grand sens de l’humour, il se disait à lui même en 1811, avant même de connaitre la gloire, ceci :
« Raisons justifiant un changement de style de vie :
1.À 23 ans, le meilleur de la vie est passé et les amertumes augmentent.
2. J’ai vu les hommes dans divers pays et je les trouve partout également méprisables, la balance penchant plutôt en faveur des Turcs.
3. Je suis écœuré jusqu’au fond de l’âme : « Ni vierge ni jouvenceau ne me donnent plus de plaisir ».
4. Un homme infirme d’une jambe est dans un état d’infériorité corporelle qui augmente avec les années et rendra sa vieillesse plus irritable et intolérable. J’ajouterai que dans une vie future, j’espère avoir en compensation au moins deux jambes, sinon quatre.
5. Je deviens égoïste et misanthrope.
6. Mes affaires, dans mon pays comme à l’étranger, ne sont guère réjouissantes.
7. J’ai épuisé tous mes appétits et la plupart de mes sujets de vanité — oui, même ma vanité d’auteur.
Ses poèmes ont inspiré nombres de peintres Romantiques, comme le célèbre Sardanapale de Delacroix — mais aussi le Mazeppa de Géricault :

2. Théodore Géricault & son influence

Théodore Géricault est entré dans le Romantisme avec son célèbre Radeau de la Méduse, dont les teintes sombres et la touche pâteuse rompait avec la tradition Néo-Classique de Jacques Louis David. Exposé au Salon de 1819 au milieu des Girodet, l’oeuvre choque les critiques pour son sujet, sa forme et son format (une très grande toile pour peindre un fait divers). C’est aussi une attaque implicite de la Monarchie. Et le personnage noir au centre du tableau fait grincer des dents.
Le tableau de Géricault aura plus de succès en Angleterre, inspirant à William Turner des scènes de naufrages.
Géricault s’est ensuite mis à peindre de plus petits formats, et beaucoup de chevaux. Il adorait les chevaux, jusqu’à en mourir, puisqu’il meurt des conséquences d’une chute de cheval.

Il aura une influence déterminante sur le jeune Delacroix, qui a servi de modèle à l’un des personnage de La Méduse, et disait : « « Géricault m’avait permis de contempler Le Radeau de La Méduse alors qu’il était encore en train d’y travailler. Cela eut un tel effet sur moi qu’à peine sorti de l’atelier, je commençai à courir tel un forcené jusqu’à chez moi, sans que rien ne puisse m’arrêter. »
J’espère que les musées ont prévu de célébrer dignement l’évènement.

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